09 fév 2022 - 10:12
C’était à la demande des avocats de Karim KEITA, notamment Me Kassoum TAPO, Me Mamadou Gaoussou DIARRA et autres.
Ils ont soumis 4 demandes à la Chambre d’Accusation :
La première demande était d’obtenir l’annulation du Mandat d’Arrêt International lancé contre Karim KEITA. La Cour a rejeté cette demande.
La seconde était la mise en liberté de Moussa DIAWARA. La Cour a rejeté cette demande aussi.
La troisième demande était que les magistrats de la Commune 4 en charge du dossier acceptent qu’ils accèdent à son contenu. La Cour a rejeté cette demande aussi, au motif que les magistrats de la Commune 4 ont raison d'autant que l’interrogatoire de leurs clients n’est pas programmé, le dossier ne doit pas être mis à la disposition des avocats.
La quatrième demande était le dessaisissement du Juge de la Commune 4 au motif que le Procureur TOURE a trop d’influence dans le dossier et est trop strict dans la conduite de la procédure avec le Juge.
Il semblerait que tous les points de droit étaient opposés aux avocats par le Procureur, notamment le refus de l’accès au dossier, la mise en liberté etc.
Il y aurait une forte entente entre les deux magistrats, dans la conduite de la procédure, ce qui ne plaisait pas aux avocats des inculpés.
La Cour a accepté cette demande et a désigné le Juge du 4ème Cabinet du Tribunal de la Commune 6.
C’est ce que personne ne comprend, car les seuls magistrats qui ont réussi, depuis 6 ans, à poser des actes concrets pour la manifestation de la vérité dans ce dossier sont le Juge Sidi MAIGA et le Procureur TOURÉ.
On se demande si l’objectif n’est pas d’endormir le dossier, une nouvelle fois, car le juge d’instruction Mohamed SENE désigné serait jeune et inexpérimenté, selon ceux qui le connaissent, par rapport au juge d’instruction MAIGA qui est d’ailleurs le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de la Commune 4.
On dessaisit, suivant ces témoignages, un Doyen de juges d’instruction pour un juge d’instruction tout court. Notre justice, il faut le dire, est parfois bizarre. Manifestement des gens veulent faire obstacles à la manifestation de la vérité dans cette affaire, sinon cet arrêt etonne. À croire que les juges de la Cour d’Appel ont juste eu peur de libérer DIAWARA et d’annuler le mandat d’arrêt international, car ça aurait fait un tollé dans l’opinion publique d’où cet arrêt qui interloque.
Pour une fois que l’on commençait à avoir de l’espoir dans ce dossier, on dessaisit les magistrats qui ont réussi à faire bouger les lignes dedans, depuis 6 ans que les enquêtes piétinaient.
Il y a de quoi à se poser des questions en tout cas à propos de cette décision. Si les magistrats de la Commune 4 en charge du dossier ont été moins rigoureux, moins fermes et avaient cédé à certaines choses, ils n'allaient pas être dessaisis du dossier. Et s’ils étaient dans l’illégalité, la Cour allait annuler leurs actes ou annuler au moins le mandat d’arrêt et libérer DIAWARA.
Mais comme il n’y avait rien à reprocher à la procédure, la cour n’y a rien pu, à part en dessaisir les magistrats Sidi MAIGA et le procureur TOURE de la Commune 4. On comprend donc que les raisons sont à rechercher ailleurs comme le racontent certains.
Il semblerait que mêmes les avocats de Karim KEITA et de Moussa DIAWARA ne sont pas satisfaits de l’arrêt, car ce qu’ils voulaient ce n’était pas le dessaisissement du Juge de la Commune 4, mais l’annulation du mandat d’arrêt international, la libération de Moussa DIAWARA et l’annulation de toute la procédure.
Certains voudraient faire pourvoi pour que le dossier monte à la Cour Suprême selon notre source. Donc apparemment, il n’y a que la Cour d’Appel qui serait satisfaite de son arrêt d’aujourd’hui.
Les jours à venir nous diront probablement plus sur ce rebondissement judiciaire spectaculaire dans l’affaire du journaliste Birama TOURE.
Entre temps nos félicitations aux Magistrats de la Commune 4 pour le travail abattu dans la manifestation de la vérité, au bénéfice de notre confrère disparu, sans trace depuis 6 ans !
Immeuble SOMATRA
Face Hôpital Régional Centre Commercial Segou
BP : 88
TEL : 00 223 32 30 88 / 00 223 76 01 82 82
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